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Stanislas Marie Adelaide Clermont Tonnerre

1Un personnage clé de la Révolution française

Stanislas de Clermont Tonnerre, unes des figures les plus importantes de la Révolution, est né en 1757, fils d’un franc-maçon français de haut rang, François-Joseph de Clermont Tonnerre.

Malgré son apprentissage en tant que soldat, c’est en tant que politicien que Stanislas marqua l’histoire de France.

Étant un conservateur modéré et un monarchiste par inclinaison, il passa la plus grande partie de sa vie adulte à essayer d’empêcher la France de tomber soit dans l’absolutisme tyrannique soit dans la révolution anarchique.

Cependant, ses efforts furent vains contre certains intérêts puissants dans la société française de l’époque, et il fut assassiné à l’âge de 35 ans.

Jeunesse

Stanislas passa sa jeunesse en Lorraine, près de la frontière française avec le Luxembourg. Son père y était grand chambellan auprès de Stanislas Leczinski, roi de Pologne qui avait abdiqué et s’était retiré à cette région.

Lorsque le vieux roi mourut en 1762, Stanislas et ses parents rentrèrent au domaine Clermont-Tonnerre à Saintry, dans le nord de la France.

Stanislas fut éduqué à Paris et entra l’armée à l’âge de seize ans. Il fut nommé lieutenant dans le régiment de dragons de La Reine.

Une carrière militaire brève

La vie d’un officier de cavalerie, ponctuée de longues attentes dans des avant-postes de campagne, ne plaisait guère à Stanislas. Stationne à Clermont-Ferrand, il écrivait à ses proches que l’atmosphère était ‘sombre et froide’ et qu’il voulait rentrer à Paris.

Il comptait sur sa mère, Marie-Anne de Lentillac de Gimel, pour trouver un emploi plus intéressant.

Elle utilisa l’influence du baron de Breteuil, ami de la famille et diplomate reconnu, qui amena Stanislas en tant qu’apprenti avec lui à la cour des Habsbourg à Vienne.

Diplomatie internationale

Les deux hommes représentèrent la France dans de nombreux engagements internationaux. Ils furent présents au congrès de Teschen de 1779, durant lequel la succession bavaroise était négociée ; Breteuil écrivit que son jeune apprenti avait ‘dans son âme et dans son esprit les atouts nécessaires pour un grand succès’.

Cependant, Stanislas était moins optimiste vis-à-vis de son futur de diplomate. Il ne rentra pas dans les cercles élevés de Vienne ; au lieu de cela il passa beaucoup de temps à étudier.

Les Lumières

Les années 1780 étaient une période de grande agitation intellectuelle en France. Stanislas était passionné par les nouvelles idées des Lumières. Il était hautement inspiré par ‘De l’esprit des lois’ de Montesquieu et surtout par ‘Le contrat social’ de Jean-Jacques Rousseau.

Ses contemporains écrivent qu’il tomba amoureux d’une jeune Viennoise et annonça même son intention de se marier avec elle. Mais dû à ses origines incertaines, les assistants de Stanislas découragèrent cette union et l’obligèrent à rentrer à Paris.

Mariage et vie de campagne

Au lieu de cela, Stanislas se maria en 1782 avec Marie Louise Delphine de Sorans, femme réputée pour sa beauté qui venait d’une famille noble française reconnue. Le couple s’installa dans une résidence Clermont-Tonnerre à Saintry, près de Corbeil.

Stanislas poursuivit ses études ici. Il écrivit des poèmes pour sa femme et traduisit les poèmes d’Ossian, une série de poèmes dits ‘gaéliques’ publiés par le poète écossais James McPherson.

Il fut forcé de sortir de cette isolation suite aux évènements historiques ci-dessous.

Opposition au roi

Suite à des décennies de mauvaise gestion des finances, la trésorerie du royaume de France était dans un piteux état. Une réforme fiscale était nécessaire, mais le roi Louis XVI n’était pas à la hauteur de la tâche.

Alors qu’il essayait de combler les énormes pertes financières du royaume tant bien que mal, il dépensait énormément sur les pensions de ses nobles favoris et sur la cour de Versailles.

Les nobles étaient séparés en deux castes : ceux qui avaient la faveur du roi et ceux qui ne l’avaient pas. Stanislas, inspiré par ses études de la pensée des Lumières, se déclara en opposition.

Il devint membre de l’assemblée provinciale de Dobeil en 1787, représentant l’arrondissement de Brie-Comte-Robert.

Il fut nommé député aux États généraux de 1789, l’assemblée que le roi rassembla pour résoudre l’impasse fiscale du royaume.

Stanislas se distingua par son talent oratoire, opposant la tyrannie du roi et son élévation de nobles incompétents. Il vota pour une motion visant à abolir le système féodal.

A la défense des Juifs de France

Stanislas prit part à la défense des Juifs de France, en disant que ‘La loi ne doit pas affecter la religion d’un homme. Elle ne peut prendre le dessus sur son âme ; elle ne peut qu’influencer ses actions, et elle doit protéger les actions qui ne causent pas de mal à la société’.

Néanmoins, Stanislas n’était pas un révolutionnaire fervent. Il offrait son support aux groupes politiques modérés.

Les réformes modérées

Il prit part à la délégation de nobles du 3 mai 1789 qui présenta au roi une liste d’exigences – le ‘cahier de la banlieue’ – qui présentait la liberté des individus et de la presse, un système de lois et d’impôts plus démocratiques comme requis de base pour consolider des réformes durables.

Avec ses amis Jean-Joseph Mounier et Pierre-Victor Malouet, il fonda le club monarchique en juillet 1789. Les partisans de ce club souhaitaient établir un système juridique équitable et aussi une constitution, mais tout de même préserver la monarchie.

Les idées modérées n’étant pas en vogue à l’époque, Stanislas et ses alliés ne réussirent pas à imposer leurs idées.

En juillet 1789, la foule parisienne prit d’assaut la Bastille suite aux rumeurs disant que le roi se préparait à dissoudre l’assemblée nationale. En juin 1791, lorsque le roi essaya d’échapper la révolution à nouveau, il fut accusé de trahison et forcé d’accepter une nouvelle constitution.

Stanislas redoutait l’anarchie à venir et essayait de ralentir la vitesse des réformes. Pendant l’été de 1792, il se prépara avec Bertrand de Molleville, Lally-Tollendal et Pierre-Victor Malouet à sauver le roi des révolutionnaires.

Une mort prématurée

Le 10 août 1792, durant une période troublée, les hommes essayèrent d’établir contact avec le roi pour le sauver, mais les agents de Robespierre réussirent à établir la complicité de Stanislas.

Il fut reconnu dans la rue et fut obligé de se réfugier chez une amie, Madame de Brassac. Il y fut capturé et jeté par une fenêtre, assassiné pour sa loyauté au roi.

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